Indéniablement l’élargissement de la base de Siclaé avec deu
x arrivées : à l’été 2010, celle de 15 coopératives qui n’étaient avec nous qu’à travers des holdings intermédiaires et qui sont maintenant des actionnaires directs. Et l’arrivée de nouveaux partenaires financiers :
le Fonds stratégique d’investissement (FSI), qui détient 11 % de notre capital, puis en décembre 2010, Unigrains et le Crédit agricole du Nord-Est, qui détiennent chacun 2,20 % du capital. Représentant l’Etat, le FSI nous apporte des ressources et une caution forte et, en plus, témoigne de la reconnaissance du travail que nous menons depuis 50 ans sur la transformation des matières agricoles.
Dans ce contexte d’élargissement de l’actionnariat, les coopératives qui contrôlent à 100% le commandité (SICOM) détiennent encore plus de 62% du capital. Les coopérateurs conservent donc, et conserveront toujours, la maîtrise de Siclaé grâce à son statut de commandite par actions.
Enfin, je voudrais saluer l’arrivée au sein de SICOM de Mme Brunel comme personnalité associée. Cette éminente géographe et économiste, professeur des universités à Paris-Sorbonne et membre de l’Académie royale de Belgique, est une spécialiste reconnue du développement durable, sur lequel elle porte un regard exigeant. Elle aura toute sa place dans la réflexion sur notre stratégie de croissance et sur son rapport aux exigences sociétales.
Elles tournent autour de la question de la création de valeur, qui entraîne toutes les autres, et notamment celle de la maîtrise de nos risques dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes. L’autre question clé est la recherche de synergies systématiques entre les filiales :
elle a démarré il y a quelques mois, en substituant une vision client à une approche produit, ce qui demande une organisation du groupe à laquelle nous allons travailler au cours de l’exercice 2011-2012. Mais l’important aujourd’hui est que Siclaé est dans un cercle vertueux et que la performance est au rendez-vous des engagements que nous avions pris l’an passé.
Avant tout, l’exercice a permis de vérifier la solidité de notre modèle : nous avons franchi le cap des 4 millions de tonnes de matière végétale transformée et nous allons afficher des résultats équivalents à ceux de l’an dernier, en ligne avec nos objectifs. Ce constat est vrai de toutes les filiales de Siclaé, et je salue leurs équipes qui ont su renforcer leurs positions commerciales, améliorer leurs processus de fabrication, réagir à la hausse vertigineuse des matières agricoles et, au final, réaliser des résultats qui vont dégager des dividendes. Car l’objectif de Siclaé est bien de faire bénéficier nos adhérents et nos actionnaires de la valeur créée tout en transformant nos matières premières agricoles le plus près possible du lieu de production, afin de développer nos territoires
Oui, il a vécu des changements importants et structurants avec l’arrivée de sept nouveaux membres. L’assemblée générale de 2010 avait élu au poste d’administrateur Gérard Husson, directeur de coopérative, représentant les 15 coopératives associées ainsi que M. Jacquemin, du bureau de Champagne Céréales. Deux autres administrateurs ont été cooptés pour prendre la succession de deux collègues : en janvier, Mme Lemarchand, membre du Conseil de surveillance d’Areva, représentant le Fonds stratégique d’investissement (FSI) et M. Schoellen, administrateur de Champagne Céréales. Conformément à ce qui était prévu, trois censeurs nous accompagnent désormais dans nos travaux : Thierry Aubertin, directeur du Crédit Agricole du Nord Est, représentant NECAP ;
Pierre-Olivier Drège, directeur d’Unigrains, et Sébastien Moynot, directeur d’investissement au FSI. Les censeurs participent au Conseil au même titre que les administrateurs mais sans droit de vote.
Oui, et le défi pour moi était de faire cohabiter des agriculteurs, avec leur sensibilité, leurs préoccupations et leur vision à plutôt long terme, et des personnalités du monde fi nancier, qui apportent leur compétence et leur expérience, et qui ont une exigence de rentabilité à plus court terme. Je suis très attentif à ce que le Conseil soit un lieu d’échanges utiles où se posent de vraies questions et où se déroulent des discussions de fond, et non pas seulement un organe de gouvernance un peu formel. Le défi a été largement relevé, notamment grâce à la qualité du travail des gérants, que je salue : il a permis de nourrir des débats vivants et de grande qualité. Aujourd’hui, je suis donc satisfait du fonctionnement du Conseil : tout le monde s’est senti à l’aise et chacun a pu s’ exprimer avec liberté, indépendance et pertinence.
Oui, et notamment par un renforcement de la gouvernance. Le FSI nous a incités à mettre en place deux comités auxquels participe son administrateur : un comité des rémunérations et un comité d’audit. Ce dernier a ouvert trois dossiers : la cartographie des risques opérationnels, sur laquelle un rapport a été rendu fin avril ; la gestion du risque de prix et, enfin, la définition du processus d’investissement des filiales, avec l’établissement d’une liste de critères de validation.
Ces travaux ont permis de vérifier que le risque prix est dans l’ensemble bien géré par les sociétés, mais que l’on pourrait s’orienter vers le renforcement du contrôle opérationnel du groupe Siclaé pour l’améliorer encore. La cartographie des risques a montré la sensibilité des sociétés aux différents risques inhérents à toute activité : citons rapidement les risques liés à l’énergie, au change, aux taux, aux matières premières, etc. Elle a permis de les quantifier et de mettre
en place des mesures de contrôle. Enfin, le Comité a fait appel à un cabinet conseil pour définir une procédure d’investissement pour l’ensemble des filiales. On constate donc que Siclaé est en train de se structurer de plus en plus comme un vrai groupe.
Siclaé a encore fait une bonne année et les résultats obtenus sont satisfaisants. En ce qui concerne la valorisation de l’action, nous avons l’ambition d’une progression régulière et significative. L’objectif sera atteint cette année avec une augmentation de la valeur du titre, valorisation à laquelle nous devons ajouter les dividendes décidés par la prochaine assemblée générale. Dans le contexte financier d’aujourd’hui, c’est une réelle performance qui conforte le patrimoine de nos actionnaires. Même si nous pouvons connaître des aléas, nous restons foncièrement optimistes pour la réussite de notre projet. Nous sommes sur des métiers réels, porteurs de sens, qui s’appuient à la fois sur la maîtrise de filières depuis la production jusqu’au client final, sur la compétence des hommes qui oeuvrent dans le Groupe, et sur un actionnariat stable et partageant une vision commune.
Siclaé est né, en 2005, de la volonté de cinq coopératives du Nord Est de la France - Champagne Céréales, Nouricia, EMC2, Champagne Coligny et Coopérative Agricole Sézanne - de réunir au sein d’une même structure leurs intérêts dans le domaine de la transformation des productions végétales, et de construire et développer ainsi un groupe, de dimension internationale, fondé sur un ancrage régional et orienté sur les grandes cultures.
Siclaé est un groupe composé de firmes agro-industriels, spécialisées chacune dans un domaine industriel spécifique, la plupart d’entre elles sont leaders sur leurs marchés.
Siclaé est composé de 7 filières : le pôle malterie avec Malteurop, leader mondial dans le production de malt ; la meunerie représentée par NutriXo spécialisé également dans la Boulangerie-Viennoiserie surgelée, dont fait parti la marque de farine Francine; la maïserie avec Champagne maïs; l'amidonnerie et la glucoserie avec Chamtor spécialiste de la transformation du blé; le leader régional de la nutrition animale NESTAL, la bio raffinerie végétale avec ARD, Agro-industrie Recherches et Développement - Centre référent d´innovation et de valorisation du végétal; le pôle bioénergies avec Ineos Champlor et LMT Oléagineux, spécialisé dans la production de biodiesel via la trituration du colza.